Lancement du grand recensement du vivant

Ce week-end du 7-8 mai, la nouvelle association Réensauvager la ferme organisait le lancement de l’exploration du vivant qui sera menée deux années durant sur la ferme!

Pendant deux jours, près de 40 spécialistes de la faune et de la flore ont passé le verger, les haies, les bandes enherbées, les mares et le canal au peigne fin, pour DÉBUTER CE GRAND RECENSEMENT. Toutes ces observations seront répertoriées progressivement sur le site internet de l’association : https://reensauvagerlaferme.fr/

Parmi les surprises du week-end, on notera la découverte d’une RAINETTE MÉRIDIONALE, qui n’est connue que de très rares localités au nord de Montélimar, ou l’observation d’un AIGLE ROYAL au ras de la ferme. Mais ce fut surtout l’occasion de se plonger dans la diversité des LIMACES, d’enquêter au sein des BOUSES DE LA VACHE nouvellement arrivée sur la ferme à la recherche des SCARABÉES, de s’attarder sur tous les POLLINISATEURS abreuvés au bar des sureaux et des frênes en pleine floraison et de collecter des échantillons de MOUSSES sur les vieux murs et les vieux arbres.

Ce n’était pas qu’une affaire de passionnés de biodiversité : paysans et paysannes des environs étaient également conviés à participer à une visite guidée de la ferme et à une conférence de BAPTISTE MORIZOT et de CHARLES STEPANOFF. Le premier, philosophe du vivant, est à l’origine avec Brice le Maire et Sébastien de la création de l’association « Réensauvager la ferme », et son dernier livre, « Raviver les braises du vivant », s’intéresse à la ferme. Le second est anthropologue, travaillant sur les relations entre les paysans et le vivant à travers les siècles, et connu notamment pour son magnifique ouvrage « l’Animal et la mort ».

Plus d’une quarantaine d’entre eux ont fait le déplacement et ont été conviés, comme les naturalistes, à un repas entièrement préparé à l’aide de produits bio et locaux (excepté les épices) par le restaurant Côté Cuisine.

Rebelote le dimanche : un échange était organisé entre paysans et naturalistes lors du déjeuner pour inventer de nouveaux dispositifs d’hospitalité à mettre en œuvre sur les fermes. Chacun est reparti enrichi, motivé et confiant dans l’idée que l’ALLIANCE ENTRE LA PAYSANNERIE ET LE VIVANT sera l’une des grandes solutions pour contrer l’érosion de la biodiversité. Au Grand Laval, on montre l’une des directions possibles. Il y en a plein d’autres à inventer.

Photos: Madline Rubin et Maxime Zucca

Dessins, dans l’ordre: Joelle Stauffacher, Lou y es tu et Emilie Vanvolsem

Joelle Stauffacher
Lou y es tu
Emilie Vanvolsem

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